Extraits des revues de presse

Extraits de la revue de presse d’Ernest ou comment l’oublier

Que soit ici salué un texte pas niais qui parle aux enfants du temps qui passe, de l’usure des corps et de l’approche possible de la mort, sans apitoiement aucun. Car l’humour lui donne toute sa tension.
Emmanuelle Bouchez Télérama 28 mars 09

Quel sens donner à la vie quand le seul but est de mourir ? Telle est l’interrogation qui hante cette pièce, drôle et cruelle, généreuse et égoïste, comme le sont parfois les vieilles personnes. (…) Les deux actrices ne cessent de nous surprendre. (…) Ahmed Madani nous offre là une belle leçon de vie où le rire atténue les larmes, sans jamais les effacer vraiment.
Marie-José Sirach L’Humanité 30 mars 09

Cette pièce est inattendue, poignante, parfois cruelle, mais toujours drôle. (…) Toujours dans le vrai ! (…) Ahmed Madani crée la surprise, un genre nouveau, une réflexion cocasse et un regard sur la vie, un pied de nez à la mort. Tout est étudié. …Camille Figuereo et Stéphanie Gagneux campent ces âmes habitées par la vie, la vraie. … Un bonheur !
Caroline Munsch Pariscope 11 mars 09

Ahmed Madani signe une fable sensible sur le temps qui passe, sur la mort et l’oubli. On peut y lire aussi une pièce sur la vanité d’une vie d’artiste…
Maïa Bouteillet Paris Mômes 11 mai 09

Amour, jalousie, enthousiasme, fantaisie, la capacité des personnages à tout ressentir est intacte. Celle des spectateurs aussi.
Le Matin de Lausanne 4 avril 09

Derrière ce combat dérisoire il y a toute une réflexion sur la vieillesse, jamais pesante, car le spectacle ajoute le charme à la drôlerie. Les deux comédiennes (…) jouent superbement une partition difficile (…) .Voilà un spectacle qui, riant élégamment du malheur, rend heureux et s’envole loin des clichés.
Gilles Costaz Webthea.com 12 mai 09

Ahmed Madani sert une heure trente de théâtre comme une eau de la vie qui nous rend gourmands. La langue est savoureuse, l’histoire, une petite laine toute chaude qui enveloppe tous les âges, la mise en scène, un cœur qui bat.
Carine Bel Le Dauphiné Libéré 24 octobre 08

Servi par deux excellentes comédiennes, ce spectacle bouleversant sur l’approche de la mort est un pied de nez au renoncement et un hymne à la vie.
Nathalie Kuperman Télérama Sortir 28 mars 09

Mise en scène d’une grande poésie, d’une grande précision avec deux comédiennes à pleurer de rire.
Véronique Soulé Aligre FM avril 09

Ahmed Madani aborde sans détours des questions aussi existentielles que celles du sens de la vie, du vieillissement et de la mort.
Khadidja Sahli Sortir de Genève 02 avril 09

Yvonne et Marie-Louise font le ménage et des prouesses acrobatiques. Et l’on rit et frémit sur la grande roue de la vraie vie qui fait tourner tous les âges.
Carine Bel Le Dauphiné Libéré 22 novembre 08


Extraits de la revue de presse de Paradis Blues

Avec les mots, la parole, la parole prise pour se défaire de la gangue du silence ou des discours établis. Se délester de toutes barrières de protection comme d’une encombrante armure de chair et se mettre à nu, violemment, courageusement, dans sa vérité trop longtemps tue. Le combat de Miselaine, porté par les mots de Shenaz force l’admiration.
Laure Naimski Cultures Sud 13 octobre 2009

L’émotion naît de la force du texte, de la présence à bout touchant de la comédienne, au physique impressionnant, et des incursions du parler créole dans son monologue.
L’Humanité 28 septembre 2009

Ce metteur en scène montre une fois encore qu’il sait raconter la vie des gens, dans ses aspects les plus difficiles, avec une grande maîtrise artistique, mais aussi beaucoup de grâce, de délicatesse, et une immense tendresse pour l’humain. (…) Imposant une émotion associée à un immense respect, Miselaine Soobraydoo parle pour toutes les femmes. Le public en ressort bouleversé.
Muriel Mingau Le Populaire 28 septembre 2009

C’est l’histoire de Miselaine Soobraydoo-Duval, la comédienne du spectacle qui, avec simplicité et émotion, met si bien en valeur le texte, les mots des phrases avec des intonations adaptées. Eric Triton à la guitare et au chant, apporte des respirations musicales et renforce le lyrisme de l’œuvre.
Jacques Morlaud L’Écho 28 septembre 2009

Ahmed Madani nous invite sur l’île Maurice, non pas pour un voyage touristique, mais pour un voyage à l’intérieur de la vie de ceux qui la peuplent. Il nous donne à entendre l’histoire de l’actrice Miselaine Soobraydoo-Duval, revisitée par Shenaz Patel. L’une par le jeu, l’autre par l’écriture avec humour et gravité des points convergents sur le statut des femmes vivant dans l’enfermement insulaire.
France3.fr L’agenda taquin septembre 2009

Ahmed Madani (…) a tendu la main au projet d’une comédienne de raconter – jusque dans sa chair, qu’elle expose – sa vie de jeune îlienne étouffée par le carcan d’une société patriarcale. Il y a dans ce Paradis blues une prise de risque.
Emmanuelle Bouchez Télérama.fr 29 septembre 2009


Extraits de la revue de presse du Théâtre de l’Amante anglaise

Travail théâtral exemplaire sur l’univers durassien que celui d’Ahmed Madani et Elizabeth Macocco, soutenu par un jeu sans faille des trois comédiennes. (…) Du très grand art sous la baguette invisible d’Ahmed Madani qui a su orchestrer de grands talents.
Froggy’s Delight 21 mars 2010

La mise en scène d’Ahmed Madani, comme progressivement dessinée sur une page vierge, cultive la plus nette sobriété. Tout repose du coup sur le jeu, d’une précision millimétrée, auquel sont valeureusement astreints les interprètes. Ce qu’impose Élizabeth Macocco, au gré de ce qui semble une irrémédiable théorie de caprices mentaux, est d’autant plus prégnant qu’elle fait sans cesse dans son corps honneur à l’écriture, à la fois sophistiquée et triviale par places, par laquelle brille Duras, telle qu’en elle-même sa prodigieuse ténacité l’a jusqu’à présent quasi canonisée.
Jean-Pierre Léonardini L’Humanité 18 janvier 2010

Proposition intimiste et expressive qui réussit à nous plonger de façon instantanée à travers les méandres de ce fait divers ample, sinueux, le spectacle d’Ahmed Madani ne donne pas dans la petite musique distanciée à laquelle le théâtre de Marguerite Duras est souvent associé. (…) cette représentation offre une lecture saillante de la pièce. Une lecture qui prend le parti de privilégier le concret au trouble, la nervosité à la langueur, la netteté à l’ambivalence.
Manuel Piolat Soleymat La Terrasse mars 2010

La mise en scène de Madani conserve l’ambiguïté du moment et des rôles, mais relie les personnages dans une relation sensuelle. (…) Avec une très poignante Elizabeth Macocco, qui incarne la criminelle comme une bourgeoise perdue dans sa déraison, et ses deux excellents partenaires, Laurent Manzoni en mari écrasé d’aveuglement et Nicolas Pignon en interrogateur arrangeant, on tient là l’une des plus belles mises en lumière de cette pièce d’un simple et continu vertige.
Gilles Costaz Politis 18/24 mars 2010

Elizabeth Macocco fait une Claire Lannes d’autant plus énigmatique qu’elle est d’une lucidité et d’une précision quasiment maniaques et pourtant opaque à elle-même et aux autres. Aucune folie apparente mais une béance comme cette ouverture dans le mur blanc, fenêtre sur l’inconnu.
Télérama mars 2010

Car c’est bien de théâtralité qu’il s’agit. Ahmed Madani dans sa mise en scène en prend résolument le parti au risque de créer un certain décalage entre ce que l’on subodore du personnage et la manière dont, jusque dans une élégance très « couture » qui cadre mal avec son statut social, il le montre. (…) Une conception qui pousse Elizabeth Macocco à se sortir d’elle-même dans une grande performance de comédienne où elle se montre éblouissante.
Théâtre en Normandie 2 février 2010

Est-ce l’obsession d’un amour ancien ? Un mari… non aimé ? La résignation au bonheur ? Elizabeth Macocco incarne cette solitude. Une interprétation forte. Un engagement entier et physique. La comédienne est l’âme du personnage. S’y ajoute une manière de porter le texte, avec grâce. Un travail d’acteur fascinant. Une plongée au cœur de l’âme humaine.
Bettina Jacquemin Un fauteuil pour l’orchestre mars/avril 2010